
Coralie Aselluccio
Fondatrice de Classe COCON® – Une approche de l’Éducation inspirée du Vivant
« Par ailleurs, il ne faut jamais oublier, quand on est accompagnant d’un enfant ou enseignant, que tout enfant quel que soit son âge est d’une habileté incroyable pour réveiller l’ex-enfant qui est en nous. » J.Salomé
Chercheuse de vérité, de lien et d’équilibre
Quête de sens et d’alignement

Mon choix de chemin
J’ai toujours su que la transmission ferait partie de mon chemin, sans savoir encore où se trouvait ma véritable plus-value.
Puis, au cours de mon parcours, une personne que je considérais « légitime » a posé sur moi un regard valorisant. Elle ne s’est pas particulièrement intéressée à tout ce que je proposais et n’a probablement pas mesuré l’importance que son regard aurait pour moi. Pourtant, cela a suffi.
Ce regard a agi comme une lumière douce, révélant ce que j’appelle dans Classe COCON® le Jardin des fleurs endormies — cet espace intérieur où sommeillent des potentiels en attente d’être reconnus.
C’est là que j’ai compris la puissance de l’effet Pygmalion : nos attentes et le regard que nous portons sur l’autre peuvent influencer la manière dont il se perçoit, agit et développe ses possibilités.
Quand quelqu’un croit en notre potentiel, cela peut nous aider à l’incarner.
Pour en savoir plus sur la puissance du regard Pygmalion, découvrez cette courte vidéo inspirante.
Quand quelqu’un croit en notre potentiel, cela nous aide à l’incarner.
Le regard
Accompagner un enfant, ce n’est pas appliquer une méthode. C’est exercer un regard.

Avec les années, le regard porté sur l’enfant est devenu une question centrale dans ma réflexion.
Que se passe-t-il lorsqu’un enfant se sent constamment perçu comme difficile, fragile, brillant, lent, sage, agité ? Et à l’inverse, que peut-il se passer lorsqu’un adulte laisse suffisamment de place à ce qu’il ne connaît pas encore de lui ?
Je l’ai moi-même expérimenté : parfois, il suffit qu’un regard nous autorise un peu plus pour que nous osions montrer quelque chose qui était déjà là.
C’est probablement pour cela que cette question traverse aujourd’hui encore mon travail : comment regarder l’enfant sans l’enfermer dans ce que nous croyons savoir de lui ?
Et puis, des limites
Au fil des années, je me suis nourrie de différentes approches : Communication Non Violente, travail autour des besoins et des émotions, pédagogie explicite, outils symboliques, réflexion sur le cadre et la relation…
Toutes m’ont apporté quelque chose. Mais aucune ne m’a jamais semblé pouvoir, à elle seule, rendre compte de la complexité de ce qui se joue avec un enfant.
dès qu’une approche privilégie une explication — le besoin, l’émotion, le comportement, l’attachement, le cadre, la relation… — quelque chose risque de rester hors champ.
C’est progressivement devenu une question centrale pour moi : et si le problème venait justement de notre tendance à isoler ce qui, dans la vie, n’existe jamais séparément ?
Cette question a profondément déplacé ma réflexion. Je ne cherche plus une grille capable d’expliquer l’enfant, mais une manière de regarder ce qui se joue en lui, autour de lui et entre les différents éléments de son environnement.
C’est là que l’image du Jardin vivant a commencé à prendre tout son sens.
Alors aujourd’hui, le regard s’élargit 🌱
Ma réflexion continue d’évoluer. Au-delà des besoins, des émotions et de la relation, je cherche aujourd’hui à regarder l’enfant dans l’ensemble de son écosystème : ce qui se joue en lui, mais aussi autour de lui et dans les interactions qui participent à son développement.
Une image accompagne désormais ce travail : celle du Jardin vivant. Racines, environnement, relations, saisons, ressources, adultes… autant d’éléments qui interagissent et participent à la croissance.
C’est cette vision plus large du Vivant que je structure actuellement dans mon travail d’écriture et qui viendra progressivement enrichir Classe COCON®.
