Outil fondateur de la pédagogie Classe Cocon®
À l’école maternelle, les contes occupent une place essentielle : ils rassemblent, apaisent, nourrissent l’imaginaire et ouvrent à la sensibilité.
Puis, au fil des années, ils disparaissent souvent des classes, remplacés par des histoires plus “utiles”, plus explicatives, plus scolaires.
Et pourtant, c’est justement quand les enfants grandissent – quand les émotions se complexifient, quand la relation devient plus subtile –
que le conte aurait encore plus sa place.
Un conte n’est pas une simple histoire.
L’histoire raconte des faits, transmet une morale ou cherche à distraire.
Le conte, lui, parle au-delà du mental.
Il touche à l’inconscient, au ressenti, à la part vivante en nous qui comprend sans qu’on lui explique. Il ne cherche pas à enseigner quelque chose : il fait vivre quelque chose.
L’histoire s’adresse à la tête,
le conte s’adresse à tout l’être.
C’est cette force du symbolique qui le rend si précieux : par les images, les archétypes et les métaphores, le conte détourne le mental pour permettre une compréhension plus profonde, intuitive et durable.
Là où le discours raisonné cherche à convaincre, le conte fait émerger du sens à partir de l’intérieur.
Tout repose sur la compréhension des émotions et des besoins.
Le conte est un outil fondateur de la pédagogie relationnelle Classe Cocon®.
Il relie les trois dimensions de l’éducation :
– la tête, qui comprend,
– le cœur, qui ressent,
– et le collectif, qui relie.
En détournant le mental pour passer par le symbolique, le conte ouvre un accès direct à la conscience, à la sensibilité et au lien.
Il soutient les apprentissages, la régulation du groupe et la connaissance de soi.
Le regard de Jung : le conte, miroir de l’humain
Pour le psychiatre Carl Gustav Jung, les contes expriment des archétypes universels : des figures symboliques communes à toute l’humanité : le Héros, le Sage, le Protecteur, l’Enfant intérieur, l’Ombre, le Trickster…
Le regard de Jacques Salomé : le conte comme médiateur de relation
Le conte est une langue tierce : il permet d’aborder les sujets sensibles sans se heurter, de dire les émotions sans blesser, et de rétablir la communication là où les mots du quotidien échouent.
Le conte, une porte d’entrée universelle
Tout le monde n’imagine pas de la même manière. Certaines personnes ont une aphantasie : elles n’ont pas d’images mentales.
Mais le conte ne dépend pas de la capacité à “voir”. Parce qu’il mobilise les sens, les émotions, le rythme, la mémoire et le symbole, le conte touche tout le monde, même ceux qui ne visualisent pas.
C’est pourquoi il est une porte d’entrée universelle : il inclut toutes les formes de pensée et d’apprentissage.
Le conte, un outil d’inclusion intérieure
Parce qu’il parle à toutes ces formes d’intelligence à la fois. Il ne demande pas d’avoir une image parfaite ni une grande culture : il rejoint chacun là où il est.
Il accueille la diversité cognitive et émotionnelle, sans hiérarchie entre ceux qui visualisent, ceux qui ressentent et ceux qui conceptualisent.
Le conte du Jardin des talents
(conte offert – issu de la formation Signature Classe Cocon®)
Ce conte est une invitation à regarder autrement les intelligences et les talents. Il parle de ce qui sommeille en chacun : un potentiel souvent invisible, qui ne s’ouvre que lorsqu’il est reconnu et accueilli par les autres.
À travers l’image d’un jardin dont les fleurs s’éveillent grâce à la reconnaissance mutuelle, ce récit aide les enfants — et les adultes — à comprendre que l’intelligence n’est pas une note, mais une éclosion de possibles. Chaque fleur représente une forme d’intelligence, un chemin d’expression de soi : linguistique, logique, musicale, corporelle, naturaliste, visuelle, interpersonnelle ou intrapersonnelle.
Quand un talent est vu, un pétale s’ouvre.
Quand un regard bienveillant se pose, une fleur s’éveille.
Le Jardin des fleurs endormies fait partie intégrante de la pédagogie Classe Cocon®. Il relie le symbolique, les émotions et les besoins dans une démarche profondément humaniste.
Ce conte s’accompagne d’un kit complet qui guide pas à pas la mise en place du Jardin des talents.

Sous son apparente simplicité, Le Jardin des talents explore des forces universelles que Carl Gustav Jung appelait les archétypes. Chaque personnage y incarne une part symbolique de l’humain. La vieille conteuse représente le Sage, porteur de conscience et de transmission. Les enfants sont les Héros collectifs, en chemin vers la découverte de soi à travers le regard de l’autre. Les fleurs endormies symbolisent l’Enfant intérieur et les talents invisibles, qui ne demandent qu’à être reconnus. La maîtresse incarne le Parent bienveillant, celui qui crée le cadre où la reconnaissance devient possible. Et la reconnaissance elle-même agit comme le Papillon, archétype de la transformation et de la renaissance.
