Dans la vie d’une classe ou en collectivité …
certains enfants traversent des tempêtes intérieures
Trop d’énergie, bruit trop fort, émotions qui débordent. La mallette d’urgence est là pour répondre à ces besoins essentiels. Chaque objet n’est pas un gadget, mais un outil concret qui aide l’enfant à retrouver son équilibre. Quand un besoin est nourri, l’enfant peut à nouveau se concentrer, apprendre et s’apaiser.
La mallette
comme un espace ressource

Un outil prend toute sa valeur quand il est relié à la posture de l’adulte : observer, proposer, accompagner et sécuriser. La malette devient alors un véritable cocon, au service de tous les enfants et de leurs apprentissages.
Les outils de la mallette
Chaque outil n’a pas été choisi au hasard : il répond à des besoins universels qui sont essentiels au développement et à l’équilibre de l’enfant. Quand un besoin est nourri (besoin de mouvement, de calme, de reconnaissance, de sécurité, d’autonomie…), l’enfant retrouve sa capacité à apprendre, à coopérer et à entrer en relation.
Ces objets simples deviennent alors de véritables médiateurs : ils permettent de rendre visible l’invisible, d’accompagner une émotion ou une difficulté, et d’offrir un appui concret à l’enfant dans son quotidien.
Casque anti-bruit / de musique
Besoins nourris : calme, protection, sécurité intérieure / détente, rythme régulateur, recentrage.
Sablier à encre colorée
Besoins nourris : régulation émotionnelle, contemplation, apaisement intérieur.
Timer ou sablier
Besoins nourris : sécurité, autonomie, repère dans le temps.
Bâton de parole
Besoins nourris : écoute, reconnaissance, place dans le groupe.
L’outil magique : la pâte à modeler
Besoins nourris : mouvement, liberté d’expression, décharge sensorimotrice.
Pourquoi ? L’enfant peut malaxer, presser, transformer : il évacue ses tensions et exprime ce qu’il ne peut pas toujours dire avec des mots.
-> Voir sous-section « la pâte à modeler » pour plus d’explications.
Et surtout : la posture de l’adulte
Les outils de la mallette n’ont de sens que s’ils sont présentés dans un climat sécurisant et bienveillant. La manière d’amener l’outil, le ton de la voix, la posture face à l’enfant, tout cela compte autant que l’outil lui-même.
